Extrait de l’article Fanny Jedlicki, « Les exilés chiliens et l’affaire Pinochet. Retour et transmission de la mémoire »

Les usages de l’héritage

Ce qui est vrai de l’idéologie l’est pour la mémoire familiale tout entière. Ainsi celle-ci apparaît dans le cadre de la transmission comme un processus dynamique, en perpétuelle recomposition. La question ne concerne donc pas tant la notion d’héritage mais davantage la notion d’usage. Echappant au strict déterminisme d’une mémoire qui serait figée, les enfants de réfugiés font appel à de véritables stratégies identitaires33 et bricolent entre leurs différents héritages socioculturels et les sentiments ambivalents qui les unissent à l’histoire parentale.

Il convient de préciser que les enfants d’une même fratrie entretiennent des rapports très différents à l’histoire parentale. Ils ne sont pas nés au même moment, et n’ont donc pas tous vécu les mêmes étapes de l’exil. Si les aînés ont pu traverser certaines des terribles épreuves qui ont mené leurs parents en France, et dont ils ne conservent que d’imprécis souvenirs, « reconstruits »,leurs cadets sont le plus souvent nés en exil, à la fin des années 70. Aucune constante ne semble émerger parmi les jeunes gens interviewés, confirmant l’hypothèse d’un usage individuel de la mémoire familiale par les sujets : ce sont parfois les plus jeunes qui s’identifient le plus fortement à l’histoire parentale et les aînés qui, cherchant à s’en protéger, s’en distancient le plus, ou, au contraire, les pratiques et choix des premiers (linguistiques, professionnels, identitaires…) qui paraissent les plus fidèles à l’héritage parental. Les rôles que chacun détient au sein de la famille, où l’on se situe et est situé les uns par rapport aux autres, semblent agissants.

Ainsi, si certains jeunes s’identifient à leurs parents et à la génération de l’exil (de nombreux enfants de réfugiés s’autoproclament « exilés » et certains militent depuis longtemps activement pour un Chili démocratique), d’autres se réfèrent davantage à l’espace national, chilien, et décident, par exemple de« retourner » au Chili, alors que leurs parents restent en France ; enfin ils sont nombreux à affirmer et mettre en avant une identité qu’ils qualifient de « chilienne », quand bien même ils n’auraient jamais mis les pieds là-bas. Il convient de préciser que la figure de l’exilé, valorisante, rejaillit sur les enfants de réfugies : fils de héros, fils d’un ailleurs exotique, remis au goût du jour par l’actuelle mode musicale et ses stéréotypes du latin-lover et de la danseuse brésilienne, cette étiquette identitaire leur apporte des bénéfices. Alfonso (21 ans, fils d’exilés chiliens arrivés en France en 76) qui vit dans une commune de la périphérie parisienne et se fait contrôler constamment par les forces de l’ordre pour son look de « jeune de banlieue » qualifié « d’arabe ou chinois », retourne ainsi le stigmate34 en s’autoproclamant chilien, et afin que cette identité soit signifiante pour lui et pour les autres, il l’appuie sur des pratiques linguistiques, sportives et festives.

La langue est en effet investie du rapport que les enfants de réfugiés tissent à l’histoire parentale et à la terre originaire. Chacun parle espagnol avec plus ou moins d’aisance, reflétant l’éducation reçue à la maison, le plus souvent bilingue. Tous commentent l’usage qu’ils ont de leur langue maternelle, déplorant ses lacunes ou revendiquant fièrement de « rêver en castillan », ils expriment ainsi leur attachement à cette pratique qui n’est pas seulement un code social de communication, mais tout un complexe affectif, conceptuel, politique, qui engage l’individu qui parle. Il est “agi par les mots” (Sartre) qu’il prononce, en ce sens que, par les mots il établit des rapports aux choses, aux événements, aux situations. »35

Le bilinguisme symbolise cette « double-culture », qui consacre une « double-identité » qui déchirent certains des enfants de réfugiés chiliens, s’interrogeant sur leurs allégeances et appartenances nationales de façon quasi existentielle :

« Au Chili, je suis française, mais en France je suis chilienne. […] C’est clair, j’ai une culture française mais je peux pas être française. Je peux pas être chilienne, non plus mais je me sens plus chilienne que française. » Valentina, 21 ans, fille d’exilés arrivés en France en 74.

D’autres jeunes gens investissent cette mixité socioculturelle positivement : dotés d’une culture française, publique, qui se réclame de la raison, de la science, et de valeurs démocratiques, comme d’un héritage chilien relevant de la sphère familiale, et inclinant vers les sentiments, les sens et des relations humaines perçues comme riches et chaleureuses, ils seraient faits du meilleur de cet esprit français et de cette nature chilienne. Complémentaires, les deux héritages acquis se mêlent et certains de ces enfants de la migration évitent tout conflit identitaire en se déclarant tout simplement « citoyen du monde ».

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Elecciones: Nuevos representantes de las chilenas y los chilenos en el exterior

3 consejeros elegidos para las regiones de América, Europa-África y Oceanía-Asia

Las elecciones de los consejeros de la sociedad civil del Ministerio de Relaciones Exteriores (COSOC) para el período 2019-2022 tuvieron lugar entre el 9 y el 11 de abril de 2019. De las 50 asociaciones habilitadas a participar en las elecciones en la región Europa-África, 32 votaron por Karina Francis de la Federación Víctor Jara de Suecia. La nueva consejera del exterior también es miembro de la coordinación de la Red Europea de Chilenos por los Derechos Civiles y Políticos, una plataforma que reúne a varias asociaciones chilenas en Europa y que apoyó firmemente su candidatura. No hubo candidatos para África, pero 4 hombres y 2 mujeres compitieron en Europa: 3 de Suecia, 1 de España, 1 de Italia, 1 de Austria.

En cuanto a los otros continentes, Maximiliano Lamatta Martínez, del Centro de Residentes de Chile Arturo Prat en Argentina, logró una victoria para las Américas. Mientras que Víctor Marillanca, de la Alianza Cultural Latinoamericana en Australia, fue elegido consejero por Oceanía-Asia. A nivel mundial, 80 organizaciones participaron en esta consulta, incluidas las 50 asociaciones europeas. Ésto parece insuficiente cuando sabemos que sólo en Suecia hay cientos de colectivos chilenos activos en el área cultural, deportiva, política, socioeducativa, que llevan a cabo proyectos centrados en el exilio, la migración, la integración o el multiculturalismo.

Consejos de la sociedad civil

Desde 2012, los Consejos de la Sociedad Civil (COSOC) están vigentes para promover la relación entre la sociedad civil organizada y los organismos estatales de Chile tras la promulgación de la Ley 20.500 sobre participación ciudadana. Es una herramienta que aspira a ser participativa, democrática y consultativa. De hecho, se consulta a los representantes de las asociaciones sin fines de lucro sobre las decisiones y la implementación de políticas públicas por sector y relacionadas con sus competencias.

Por lo tanto, el COSOC regulado por el Ministerio de Relaciones Exteriores integra 14 categorías de organizaciones que tratan temas específicos, por ejemplo:

derecho internacional,

género y derechos de las mujeres,

LGBT,

pueblos indígenas,

discapacidad,

niños y jóvenes,

los derechos humanos y la democracia,

el medio ambiente y los asuntos marítimos,

centros de estudio y universidades,

las personas mayores,

peticiones de Chilenos en el exterior.

Los consejeros salientes, Víctor Hugo Sáez y Aída Mena, fueron los primeros expatriados en ejercer este cargo para el período 2015-2019. Su nombramiento buscaba a formalizar las resoluciones hechas durante los Encuentros Internacionales de Chilenas y Chilenos residentes en el extranjero, entre ellas una nueva constitución, la creación de una región del exterior, alentar a los ciudadanos a votar.

Reivindicaciones políticas

La visibilidad de las chilenas y los chilenos que viven en el extranjero a través de una institución como el Ministerio de Relaciones Exteriores es el resultado de un lento proceso de democratización de los derechos políticos en Chile. La diáspora chilena y, particularmente, los exiliados políticos que huyeron de la dictadura del general Pinochet, organizados en su país de refugio, han realizado campañas durante décadas para obtener el derecho de voto en el exterior.

La llamada era democrática comienza con la elección de Patricio Aylwin en 1990, pero es sólo en 2014 que una reforma constitucional marca el comienzo de una posible participación electoral. En ella se acuerda que los comicios organizados por medio de los consulados incluyen únicamente los plebiscitos, las elecciones primarias y las elecciones presidenciales. Concretamente, los ciudadanos chilenos del exterior acuden a las urnas por primera vez para elegir a su futuro presidente en 2017. Un evento histórico que consagra en el extranjero al candidato de izquierda Alejandro Guillier, ya que alcanzó la primera posición con un puntaje de 60.66% de los votos. En segundo lugar, el candidato de derecha Sebastián Piñera obtiene el porcentaje de 39.34%. Sin embargo, lo contrario sucedió en Chile. El nuevo presidente de la república, Sebastián Piñera, gana holgadamente con el 54.57% de los votos y Guillier pierde con el 45.43%.

Sea como sea, la tasa de participación es relativa con un porcentaje de 49% a nivel nacional y de 54,5% a nivel internacional. Alrededor del mundo, aproximadamente 21,000 ciudadanos votaron en la segunda vuelta sobre un total de 39,000 votantes registrados, es decir, el 11% de 1,037,346 de chilenos registrados en el extranjero. Estas cifras indican claramente que la gran mayoría de la diáspora chilena no ejerció su derecho de voto.

Derecho de voto de la 2° y 3° generación

Según el mismo último censo, 570’703 de los compatriotas registrados en el extranjero nacieron en Chile, 466’643 nacieron en otro país y tienen padres chilenos. La nueva norma constitucional no favoreció a las nuevas generaciones, ya que una de las condiciones para adquirir la ciudadanía es la obligación de residir al menos un año en Chile. Esto implica que una proporción significativa de los expatriados mayores de 18 años están impedidos de ejercer sus derechos de sufragio universal.

Por ejemplo, es el caso de varios hijos y nietos de antiguos exiliados políticos nacidos en Suiza, mujeres y hombres que obtuvieron la nacionalidad chilena, sin haber tenido la oportunidad de pasar un año en Chile. Para palear esta discriminación, la 2° y 3° generación defienden un cambio constitucional que garantice los derechos fundamentales de todos los niños chilenos nacidos fuera del país.

Finalmente, la sociedad civil, teniendo en cuenta la especificidad de la migración chilena, exige la creación de una oficina exterior de la juventud. Este nuevo organismo institucional tendría el poder de facilitar el regreso de los jóvenes a su país de origen, ayudándoles a integrarse en las universidades chilenas y en el mundo del trabajo, validando sus capacitaciones y trayectos profesionales llevados a cabo fuera de Chile.

Cecilia Toledo

Ginebra, Suiza

Colectivo Nuevas generaciones Chile-Suiza

La trama común de las operaciones Antorcha, Huracán y Andes en la Araucanía

Estas operaciones montadas por la inteligencia policial con complicidades políticas transversales, estaba destinada a reprimir, encarcelar y eliminar la resistencia del movimiento nación mapuche. Implementadas en el seno de la inteligencia policial al más alto nivel cuando no fraguadas por altos mandos de Carabineros, como lo han revelado las investigaciones judiciales de la fallida operación Huracán. Estas operaciones cuentan con el aval tácito de los gobiernos sucesivos de la Concertación, de la Nueva Mayoría y de la derecha chilena en su afán de implementar en la zona del Wallmapu, políticas económicas que favorecen los intereses de las empresas extractivistas, principalmente las forestales Mininco y Arauco, propiedad de las familias Matte y Angelini, cuya fortuna naciera y se extendiera impunemente en el territorio ancestral mapuche en tiempos de la dictadura y continuara en la era llamada de la transición a la democracia.

Ésto explica la criminalización y hostigamiento de las comunidades mapuches organizadas en torno a la defensa legítima de sus derechos territoriales y la correspondiente militarización del Wallmapu. Las revelaciones de Ciper Chile, respecto de la preparación de la fallida operación Andes, pone en relieve la intensa actividad desplegada por los organismos de inteligencia policiales chilenos para incriminar a las autoridades ancestrales del pueblo nación mapuche: lonkos, machis y weichafes, en delitos de asociación criminal, apuntando directamente a la CAM en el tráfico de armas a través de la frontera chileno-argentina común a los territorios del NGulu Mapu y del Puel Mapu.

El estado chileno no ha cesado de operar a través de sus órganos de inteligencia, gubernamentales e institucionales, en pos del aniquilamiento y deslegitimación del pueblo nación mapuche, prueba de ello la aplicación de la ley Antiterrorista en la Araucanía, la reciente instalación del Comando Jungla, previa especialización de de sus miembros en la jungla Colombiana y transformado luego del crimen de Camilo Catrillanca en Fuerzas Especiales de Carabineros. La reciente hecatombe al interior de la Fiscalía chilena, trae como consecuencia adicional, el trasfondo fraudulento del proceso judicial en torno a las operaciones Antorcha y Huracán que ha llevado a incriminar a comuneros mapuches, mantenerlos en prisión preventiva una y otra vez bajo acusaciones falsas. La operación Antorcha fue concebida por el alto mando de Carabineros e implementada gracias a un burdo montaje sobre la base de la aplicación del software creado por Alex Smith, ingeniero informático contratado por Carabineros, hoy imputado, capaz de interceptar conversaciones Whatsapp, lo cual se revelaría absolutamente falso durante la investigación judicial posterior. La operación Huracán que mantuvo a ocho comuneros mapuche en prisión, entre ellos al weichafe Hector Llaitul, consecuencia directa de ese montaje, implica no tan sólo a la alta comandancia de Carabineros en las personas de Gonzalo Blu y de Bruno Villalobos sino también la ineludible responsabilidad política del ministro del interior del entonces gobierno de la Nueva Mayoría, Mahmud Aleuy.

La operación Andes fue concebida bajo su ministerio, durante el cual numerosos artículos de prensa y TV reflejaron el plan de alianza de los ministerios chileno-argentino en torno a un supuesto tráfico de armas en territorio mapuche. Su carta de entonces al directorio de TVN desmintiendo el carácter de sus conversaciones con su par Argentina, es una pálida maniobra destinada a eludir su responsabilidad política en la concepción y en la implementación de estas fracasadas operaciones.

Escrito por Carmen Garcés / 15 05 2019

Nota relacionada: A la luz de recientes y nuevos antecedentes que involucran a la operación Huracán, el vocero de la CAM, Héctor Llaitul presentó una querella en contra de Gonzalo Blu y Patricio Marín, querella ampliada desde ayer según el diario Uchile, a los fiscales Sergio Moya y Luis Arroyo, incluyendo además al ex General Director de Carabineros Bruno Villalobos.

Batalla campal en la Fiscalía chilena

La batalla campal que se libran los fiscales Arias y Moya en el Ministerio público, a vista y paciencia del ciudadano común, por intermedio de la prensa, es reveladora de una crisis profunda en el seno de una institución llevada a colaborar con Carabineros de Chile, la Policía de Investigaciones (PDI) y organismos auxiliares tales como el Servicio médico legal, el Registro Civil e identificación y el Instituto de Salud Pública; fiscalía, cuya misión es proteger víctimas y testigos, perseguir los delitos, llevar imputados ante los tribunales y buscar la aplicación de las sanciones correspondientes por parte de los jueces.

La sociedad chilena asiste estupefacta a una suerte de anarquía interna, en la que día a día, se divulgan hechos relacionados con una cultura institucional que favorece los conflictos de interés y el tráfico de influencias, reñidos con la ética y odontología profesional que se espera de jueces y fiscales.

Ésto afecta la necesaria rigurosidad y autonomía de la función y transparenta su vulnerabilidad, ya que se exime además de un órgano de supervisión externo e independiente. La máxima autoridad de la institución, el Fiscal nacional Abbott, se ve salpicada por la sospecha de que sus intervenciones al interior, haciendo uso de sus atribuciones, no tienden a fortalecer la institución sino a que debilitarla más aún. Tres jueces han sido acusados de corrupción en Rancagua, a raíz de lo cual se evidencian los lazos de corrupción existentes entre los poderes judicial y legislativo a través de redes políticas de influencia.

A su vez, el fiscal Arias, designado persecutor en su momento, en los casos Caval y Corpesca y recientemente a cargo, en tanto fiscal regional de O’Higgins de los casos de abusos sexuales de la iglesia católica, fue suspendido a raíz de la denuncia que hiciera en su contra su subalterno, el fiscal Moya. Acusado de tráfico de influencias y prevaricación por su subalterno, es investigado hoy por uno de sus pares, el fiscal Campos, quién estuvo a cargo del caso Pacogate y que a su vez fuera sometido a sumario, recomendándose a su término que fuese expulsado del Ministerio público, cuestión que no prosperó, siendo sólo amonestado. Actualmente el fiscal Arias se encuentra suspendido de sus funciones por orden expresa de Abbott.

El fiscal Moya, el subalterno directo en cuestión, no es un recién llegado a la fiscalía, hoy se revela ser quién dio apoyo y acompañó en sus operativos a uniformados involucrados e investigados a raíz del montaje de la operación Huracán.

Quién dice operación Huracán, apunta directamente a la política de represión y criminalización del pueblo mapuche, impulsada y mantenida indistintamente por los gobiernos de la concertación, de la Nueva mayoría y de la derecha actualmente, llegando a su clímax con la implementación del comando Jungla y su transformación reciente, en una maniobra de prestidigitación gubernamental, en Fuerzas Especiales (FFEE ) de Carabineros.

La trama político- judicial-empresarial que permite dar coherencia a estos hechos, aparentemente aislados, pretende impedir el esclarecimiento jurídico del montaje de la operación Huracán tendiente a aislar y paralizar al sector más preclaro, activo y legitimado de la causa mapuche, la CAM, en su lucha frontal contra las empresas extractivistas en el Wallmapu y de neutralizar a Héctor Llaitul, su vocero.

El reciente asesinato de Camilo Catrillanca y las ineludibles responsabilidades políticas al más alto nivel así como la autoría concreta en la obstrucción y destrucción de pruebas, agregan a este panorama enrarecido, un oscuro diseño policial ya implementado en ésta y otras ocasiones; a modo de ejemplo, el baleo reciente del comunero mapuche José Queipul, hermano del lonko Víctor Queipul de la Comunidad Autónoma de Temucuicui, su posterior detención sin orden judicial, sin vidéo ni registro de cámara que permita avalar la tesis policial oficial de enfrentamiento.

También ha salido a la luz otro hecho policial de la misma naturaleza que implica al lonko Alberto Curamil Millanao, premio medioambiental 2019 por su decisiva acción de protección de las aguas del río Cautín en contra del proyecto de las hidroeléctrics Alto Cautín y Doña Alicia, que pretendía desviar toneladas de agua de su cauce natural agravando la sequía que afecta a la zona. Alberto Curamil que se encuentra en prisión preventiva fue acusado de participar en un robo y asalto mientras se encontraba a kilómetros del lugar del delito.

El manto de impunidad que cubre estos montajes no sería posible en Chile hoy, sin el concurso y la complicidad de una élite política transversal que ejerce presión en todos los órganos y poderes del estado, que protege a sus cúpulas y mantiene las redes de influencia y corrupción que silencian los cuestionamientos y estancan las investigaciones judiciales en vigor.

Redactado por Carmen Garces / 09.05.2019

L’Argentine retrouve “la petite-fille nº 129″, enlevée à sa famille pendant la dictature

Le 9 avril en fin d’après-midi, les Grands-mères de la place de Mai (une ONG argentine de défense des droits humains) ont annoncé lors d’une conférence de presse avoir retrouvé la petite-fille nº 129, disparue en Argentine pendant la dernière dictature. La petite-fille en question est une femme de 42 ans qui vit en Espagne et son identification marque une nouvelle victoire pour l’organisation qui se bat depuis plus de 40 ans pour localiser ces enfants [disparus] et les rendre à leurs familles légitimes.

Environ 30 000 personnes ont été victimes de ces disparitions forcées [fr] pendant la dictature militaire, instaurée par le coup d’État militaire du 24 mars 1976 et qui a pris fin avec l’arrivée au pouvoir de Raúl Alfonsín le 10 décembre 1983. L’État s’est approprié leurs enfants, nés pour la plupart en captivité, en falsifiant leur identité et en organisant illégalement leur adoption.

En 1987, le gouvernement argentin a créé une banque nationale de données génétiques composée d’échantillons sanguins des proches des enfants enlevés, un outil essentiel pour la confirmation de la filiation des enfants retrouvés par les Grands-mères. Le groupe estime que la dictature a volé 500 bébés, aujourd’hui tous des adultes d’une quarantaine d’années.

La “petite-fille 129″, dont l’identité n’a pas été révélée, est la fille de Norma Síntora, enlevée en mai 1977 alors qu’elle était enceinte de 8 mois, et de Carlos Alberto Solsona, qui se trouvait alors à l’étranger et qui, par conséquent, est resté en exil. Tous deux étaient membres du Parti révolutionnaire des travailleurs. On suppose que Norma a accouché de sa fille à la maternité du centre clandestin de détention de Campo de Mayo.

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Elections : Les nouveaux représentants des Chiliens et Chiliennes de l’extérieur

3 conseillers élus pour les régions de l’Amérique, l’Europe-Afrique et l’Océanie-Asie

Les élections des conseillers de la société civile du ministère des relations extérieures (COSOC) pour la période 2019-2022 ont eu lieu entre les 9 et 11 avril 2019. Sur les 50 associations habilitées à participer aux élections pour la région Europe-Afrique, 32 ont voté pour Karina Francis de la fédération Victor Jara de Suède. La nouvelle conseillère de l’extérieur est également membre de la coordination du réseau européen des Chiliens pour les droits civiques et politiques, une plateforme regroupant diverses associations chiliennes d’Europe et qui a fortement soutenu sa candidature. Il n’y a pas eu de postulant pour l’Afrique alors que 4 hommes et 2 femmes ont concouru en Europe : 3 de Suède, 1 d’Espagne, 1 d’Italie, 1 d’Autriche.

En ce qui concerne les autres continents, Maximiliano Lamatta Martínez, du Centre des résidents chiliens Arturo Prat en Argentine, a remporté la victoire pour les Amériques. Tandis que Víctor Marillanca, de l’Alliance culturelle latino-américaine en Australie, a été choisi pour représenter l’Océanie-Asie. Au niveaux mondial, ce sont 80 organisations qui ont participé à cette consultation y compris les 50 associations européennes. Ce qui paraît insuffisant quand on sait que en Suède, seulement, il existe des centaines de collectifs chiliens actifs dans les domaines culturels, sportifs, politiques, socio-éducatifs, réalisant des projets axés sur l’exil, la migration, l’intégration ou le multiculturalisme.

Les conseils de la société civile

Depuis 2012, les conseils de la société civile (COSOC) oeuvrent à favoriser la relation entre la société civile organisée et les organes de l’état chilien suite à la promulgation de la loi 20.500 sur la participation citoyenne. C’est un outil qui se veut participatif, démocratique et consultatif. En effet, les représentants des associations à but non lucratif sont consultés sur les décisions et l’implémentation de politiques publiques liées à leurs compétences et par secteur.

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POSITION DU BLOC SOLIDARITE AMERIQUE UNIE 1ER MAI 2019

A l’occasion de la fête internationale des travailleuses et des travailleurs, le bloc Solidarité Amérique unie participera au défilé traditionnel du 1er mai pour soutenir la solidarité avec les peuples d’Amérique latine. Le RDV est fixé à 13h-13h15 à la rue Argand, à 5 min de la gare Cornavin de Genève. Nous diffusons leur prise de position valorisant les luttes contre le néolibéralisme et l’empire, ainsi que le rôle joué par la Suisse comme médiateur défendant les intérêts des Etats-Unis. 

Collectif NGChili

Le 1er mai dans le monde
Le 1er mai est une date qui permet aux peuples du monde de revendiquer l’autodétermination, en vertu de laquelle ils décident librement leur condition politique et de réaliser leur développement économique, social et culturel. Ce droit universel et intangible est plus que jamais en péril : force est de constater que la lutte des classes et les conflits internationaux s’accroissent plus que jamais dans un contexte capitaliste amplifié par la politique interventionniste des Etats-Unis dans le monde et en Amérique latine, considérée par Washington et le Pentagone comme leur arrière-cour.

Retour sur les veines ouvertes de l’Amérique de la colonisation jusqu’aux années 2000
Du pillage des ressources naturelles et du génocide amérindien qui marquent le début de la colonisation européenne en Amérique au néocolonialisme exercé par les états impérialistes par leur politique d’ingérence constante et violente, à l’exemple des Etats-Unis qui soutiennent l’opération criminelle du Plan Condor et les dictatures des années 70. Les Etats-Unis appuient aussi les politiques libérales imposées par le Fond Monétaire International (FMI), ces plans d’austérité économique ont de graves conséquences sur les peuples puisque l’Amérique du Sud devient, entre 1980 et 2000, le continent le plus inégalitaire.

L’espoir renait en Amérique latine: Chavez 1999
Un pays se soulève spontanément lorsqu’il découvre que le FMI instaure un paquet de mesures qui vont de l’augmentation du prix de l’essence répercuté sur les transports et la plupart des aliments: la révolte populaire se solde par le massacre de 3000 personnes par l’armée. C’est le « Caracazo » au Venezuela. L’évènement fondateur de la révolution bolivarienne menée par Chavez qui gagne les élections présidentielles en 1999. Une nouvelle étape s’ouvre et change complètement le panorama du continent américain.

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