110 Jours de Grève de la faim Mapuche

ACTION URGENTE AU CHILI

Nous réclamons un PROCÈS JUSTE ET ÉQUITABLE pour la MACHI FRANCISCA LINCONAO HUIRCAPAN et pour les dix autres comuneros mapuche accusés dans l’affaire Luchsinger MacKay :

AURELIO CATRILAF PARRA, ELISEO CATRILAF ROMERO, HERNÁN CATRILAF LLAUPE, SABINO CATRILAF QUIDEL, SERGIO CATRILAF MARILEF, JOSÉ ARTURO CÓRDOVA TRÁNSITO, JOSE MANUEL PERALINO HUINCA, JOSÉ TRALCAL COCHE, JUAN TRALCAL QUIDEL, LUIS SERGIO TRALCAL QUIDEL.

Nous réclamons également un PROCÈS JUSTE ET ÉQUITABLE pour les quatre membres de communautés mapuche – le lonko ALFREDO TRALCAL et les frères BENITO, PABLO et ARIEL TRANGOL – en détention préventive dans la prison de Temuco et qui mènent une grève de la faim depuis plus de cent sept jours et sont menacés de graves séquelles neurologiques et y compris d’un risque vital.


Les quatre comuneros recourent à cette mesure extrême pour exhorter les autorités de l’Etat chilien à garantir leurs droits, considérant qu’ils ont déjà accompli un an et quatre mois de prison préventive dans des conditions absolument irrégulières, abusives et disproportionnées et que de plus on prétend leur appliquer de façon aberrante la Loi antiterroriste, sans preuves, comme ils l’ont signalé à plusieurs reprises et qu’ils l’expriment dans le communiqué public suivant  :

« Notre arrestation a eu lieu à plus de 10 km du lieu des faits incriminés, sous le prétexte d’un contrôle d’identité, et les uniques éléments trouvés à notre encontre sont des outils propres au travail de la terre. Nous comprenons que cet acharnement est dû à notre soutien aux processus de revendication dans les Lof Wenteche du Gülumapu, raison pour laquelle on invoque contre nous la Loi Nº 18.314 (Loi Antiterroriste) ».

En conséquence nous exigeons pour eux :

• Un procès juste respectant la présomption d’innocence

• La non-application de la loi antiterroriste

• La non-utilisation de témoins anonymes

• La suppression de la mesure de garantie que constitue la prison préventive.

En référence au cas Luchsinger MacKay, nous sommes très préoccupés par le déroulement du procès intenté à la Machi Francisca Linconao Huircapan qui a déjà souffert d’une prison préventive extrêmement longue, et tous ont déjà supporté une détention préventive de plus d’un an et demi sans preuves valides. D’autre part, l’état physique et moral dans lequel ils se trouvent est également très préoccupant. Sans parler de la guerre médiatique menée à leur encontre et de leur condamnation publique anticipée.

La présidente Michelle Bachelet a promis en 2013 que la loi antiterroriste ne serait plus appliquée. Cependant, nous constatons, qu’en 2017, cette loi est toujours appliquée aux membres des communautés mapuche, dans le cadre de leurs revendications territoriales et sociales. La Présidente a demandé Pardon récemment au Peuple Mapuche, mais nous croyons qu’il serait plus important qu’elle respecte sa parole.

L’application de la loi antiterroriste invalide des procès justes et équitables, ainsi que la Cour Interaméricaine des Droits Humains l’a encore rappelé récemment à l’Etat chilien.

Nous insistons pour que ne soit plus appliquée la Loi Antiterroriste du dictateur Pinochet et que soit respectée une fois pour toutes la Convention 169 de l’OIT qui protège les droits du peuple Mapuche, Convention signée par l’Etat chilien et qui n’est toujours pas mise en application, malgré tous les rappels de la CIDH et du Conseil des droits humains des Nations Unies.

Fin de la répression policière et judiciaire systématique du peuple mapuche qui défend sa terre !

20 septembre 2017

Signent : Terre et Liberté pour Wallmapu (France), COMABE Belgique (Bruxelles), CECT (Commission Ethique Contre la Torture) Belgique.

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Les droits du peuple mapuche au Chili : entre violations, non reconnaissance et refus de l’altérité [2]

À l’occasion du 10ème anniversaire de l’adoption de Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, le CETIM souhaiterait, par la présente déclaration écrite et dans un dialogue constructif avec l’État chilien, rappeler les engagements qui ont été pris envers les peuples autochtones au regard de la situation très difficile vécue actuellement par le peuple mapuche.

I. La reconnaissance constitutionnelle du peuple mapuche et des peuples autochtones

La situation actuelle que doit vivre le peuple mapuche est le résultat d’une longue histoire de marginalisation, discrimination et exclusion (voir le rapport du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, M. Rodolfo Stavenhagen, présenté en application de la résolution 2003/56 de la Commission des droits de l’homme – mission au Chili, E/CN.4/2004/80/Add.3, § 8). Entre 1862 et 1885, les États du Chili et de l’Argentine ont annexé par la force le territoire mapuche, bien que l’indépendance du peuple mapuche et la délimitation de son territoire avaient été reconnus par la Couronne d’Espagne dans le traité de Quillen du 6 Janvier 1641, ainsi que dans de nombreux traités postérieurs. Suite à l’élection du président Salvador Allende en 1970, des réformes ont été entreprises et le processus de réforme agraire a été accéléré, ce qui incluait la restitution des terres des communautés autochtones. Suite au coup d’État dirigé par le général Augusto Pinochet le 11 septembre 1973, la dictature militaire mise en place a réduit à néant les réformes précitées et a privatisé les terres des peuples autochtones. De plus, les mouvements sociaux ont été férocement réprimés, y compris ceux représentant les populations autochtones et en particulier les Mapuches.

En décembre 1989, M. Patricio Aylwin Azocar, candidat à la Présidence, a signé l’engagement formel de tout mettre en œuvre, afin que les peuples autochtones voient leur statut reconnu et protégé par la Constitution chilienne, tout comme leurs droits fondamentaux économiques, sociaux et culturels. En contrepartie, les peuples autochtones signataires de l’accord se sont engagés à appuyer et défendre le futur gouvernement de la Concertation des partis pour la démocratie, présidée par M. Patricio Aylwin Azocar, et sa gestion en faveur de la restauration de la démocratie au Chili.

Depuis lors, plus de 27 ans ont passé et la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones n’est toujours pas réalisée.

Au contraire, le degré de violence et les violations de droits humains exercés à l’encontre des communautés mapuches n’ont fait que s’intensifier au cours du temps, sans épargner ni femmes ni enfants. Depuis l’annexion de leur territoire, les communautés mapuches ont constamment lutté pour défendre leurs droits et récupérer leurs terres.

II. L’emploi de billes de plomb par les carabiniers à l’encontre de Mapuches hors d’état de résister

Suite aux informations que lui sont parvenues, le CETIM est particulièrement inquiet au sujet de la situation du jeune Brandon Hernández Huentecol. Agé de 17 ans à l’époque des faits, le 18 décembre 2016, lors d’un contrôle policier, ce mineur s’est retrouvé à terre, le visage contre le sol avec le pied d’un carabinier sur le dos, totalement immobilisé. Malgré ce fait, le carabinier a tiré sur le jeune Brandon Hernández Huentecol à bout touchant. Celui-ci a dû subir plusieurs interventions chirurgicales et s’est retrouvé avec un pronostic vital engagé suite au tir de fusil. A ce jour, il a encore des billes de plomb dans le corps. Les carabiniers ont constamment soutenus qu’il s’agissait d’un accident.

En janvier 2017, le département des droits humains du Collège médical du Chili a rendu un rapport intitulé « Rapport médical sur Brandon Hernández Huentecol dans le cadre du Protocole d’Istanbul », sur demande de l’Institut national des droits de l’homme chilien (ci-après : INDH). Il ressort de ce rapport que les lésions du jeune Brandon Hernández Huentecol revêtaient un caractère gravissime et qu’en règle générale en regard des dommages générés par l’arme utilisée, de la distance à laquelle il a été tiré, du site anatomique qui a reçu l’impact, des faits de cette amplitude et de cette violence ont pour issue le décès de la victime. L’INDH a également introduit une plainte contre le policier concerné.

Cependant, malgré le rapport du Collège médical et la plainte introduite par l’INDH, ainsi que celle de la famille, Me Manuela Royo, avocate de Brandon Hernández Huentecol, est arrivée à la conclusion ‒ en raison des lenteurs de la procédure nationale ‒ qu’une impunité de fait avait été mise en place en faveur du policier qui avait tiré sur son jeune client.

Une autre situation préoccupante a appelé l’attention du CETIM, celle de M. Waikilaf Cadin. Le samedi 28 janvier 2017, lorsque le susnommé, tenant un bâton à la main, se dirigeait vers le lieu de détention de sa mère Juana Calfunao, des carabiniers lui ont tiré dessus, à l’aide d’un fusil, par surprise, sans aucune sommation préalable et à quelques mètres de distance. Les carabiniers l’ont laissé couché par terre avec plus de 30 billes de plomb dans la jambe gauche. M. Waikilaf Cadin a réussi à atteindre, par ses propres moyens, la maison du chef d’une communauté (Lonko), qui se trouvait à environ cent mètres. Il a alors appelé une ambulance, qui est arrivée deux heures plus tard, escortée de cinq voitures de Carabiniers, parmi lesquelles se trouvait au moins une équipe du Groupe d’opérations spéciales des Carabiniers, lourdement armée. M. Waikilaf Cadin a été violemment arrêté et menotté par les carabiniers, sous prétexte qu’il aurait été pris en flagrant délit de tentative d’homicide. Il lui était reproché d’avoir attaqué les carabiniers avec une machette. Pendant sa détention, le chef régional de l’INDH, présent sur les lieux, a exigé que le personnel de santé examine M. Waikilaf Cadin, ce qui fut ignoré. M. Waikilaf Cadin a finalement été admis à l’hôpital et sa main gauche a été maintenue menottée à la civière sur laquelle il reposait. Sa détention a été levée le 28 janvier 2017 à 19h00 ; les menottes lui ont alors été retirées. A l’hôpital, M. Waikilaf Cadin est resté plus de 24 heures sur une civière roulante, dans les couloirs de la section des urgences, sans recevoir des soins médicaux appropriés et de qualité. Ce n’est que le dimanche 29 janvier 2017, autour de 17h30, que M. Waikilaf Cadin a été emmené dans une chambre de l’hôpital régional où il est resté jusqu’au 15 février 2017, période durant laquelle il n’a reçu qu’un traitement d’antibiotiques et d’analgésiques.

Les faits susmentionnés ont fait l’objet de plaintes communiquées par les représentants du jeune Brandon Hernández Huentecol et ceux de M. Waikilaf Cadin à la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi qu’au Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme s’agissant du deuxième cas. Ils sont actuellement en cours d’examen.

Les situations précitées ne sont pas des événements isolés. Compte tenu de la pratique relative à l’usage totalement disproportionné de la force existant au sein de la police chilienne, il est urgent que le Chili se dote d’un mécanisme de prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, conformément aux engagements internationaux pris en la matière et aux demandes expresses de la société civile chilienne, notamment de la Commission éthique contre la Torture du Chili.

III. Le projet de loi sur l’Araucanie frappé d’un recours de protection auprès la Cour d’appel de Temuco et les critiques émises par les conseillers nationaux de la Société nationale de développement autochtone (CONADI), dans leur déclaration publique relative au processus de consultation portant sur la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones : ultimes tentatives de membres des communautés mapuches pour faire valoir leur droit d’être entendus et leur droit de participation aux décisions publiques les concernant

Au mois de juin dernier, plusieurs déclarations publiques de la part du gouvernement ont laissé entendre qu’un projet de loi sur l’Araucanie allait bientôt être déposé. Ce projet devait réglementer entre autres les conditions auxquelles les entreprises privées, travaillant exclusivement dans la région et qui s’installeraient dans les communautés les plus pauvres de l’Araucanie, pourraient bénéficier d’incitations économiques spéciales de la part de l’État. Se fiant à ces déclarations et face à la prétendue imminence de l’adoption du projet de loi précité, des membres des communautés mapuches ont déposé un recours de protection auprès de la Cour d’appel de Temuco contre des députés et des sénateurs du parlement chilien. Ce recours a été déclaré recevable quant à la forme.

Par ailleurs, par déclaration publique diffusée le 7 août 2017, les conseillers nationaux de la Société nationale de développement autochtone (CONADI) de l’État du Chili ont exprimé leur désaccord en ce qui concerne tant le contenu que la forme du début du processus de consultation relatif à la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones. Ils reprochent à l’État chilien d’avoir soumis à consultation des textes et des déclarations qui continuent de nier notamment le droit des peuples autochtones à être reconnus comme peuples ou comme nations, les droits territoriaux de ces derniers, ainsi que leur droit à l’autodétermination. En outre, ils sollicitent la création d’une instance claire, légitime et spécifique, pouvant effectivement garantir la mise en place d’un véritable dialogue entre le gouvernement et les peuples autochtones.

Il est extrêmement inquiétant de constater que des membres reconnus du peuple mapuche n’aient d’autre solution que d’introduire une action judiciaire ou de faire appel à l’opinion publique, afin de pouvoir exercer leur droit d’être entendus et leur droit de participer aux prises de décisions concernant leurs communautés. Une information complète, ainsi qu’une consultation effective de toutes les communautés mapuches concernées, devraient impérativement être assurés par l’État du Chili tout au long des processus concernant tant le projet de loi sur l’Araucanie que la reconnaissance constitutionnelle des peuples autochtones.

Au vu de ce qui précède, le CETIM exhorte l’État du Chili à reconnaître constitutionnellement les peuples autochtones, ainsi que leurs droits sociaux, économiques et culturels, conformément aux promesses qui avaient été faites à la sortie de la dictature et dans le dessein d’une pleine application de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. En outre, il demeure impératif que les agents de l’État chilien cessent immédiatement tout acte de torture et tout traitement cruel, inhumain et dégradant consistant à cribler de billes de plombs les membres des communautés mapuches. En particulier, il convient de veiller au respect du droit à l’intégrité physique, psychologique et morale des mineurs mapuches.

Enfin, le CETIM appelle l’État du Chili à se doter, dans les meilleurs délais, d’un mécanisme de prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi qu’à n’entreprendre aucune action publique concernant l’Araucanie sans concertation effective du peuple mapuche. L’État du Chili doit honorer les engagements internationaux qu’il a pris en matière de droits humains concernant le peuple mapuche.

Déclaration écrite dans le cadre du Conseil des droits de l’homme, 36e session, 11-29 septembre 2017.

Point 3 de l’ordre du jour :Promotion et protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement.

Notes:

[1] Exposé écrit publié tel quel, dans la/les langue(s) reçue(s) par l’/les organisation(s) non gouvernementale(s), sans avoir été revu par les services d’édition.

[2] Déclaration élaborée en collaboration avec Mmes Giselle Toledo Vera, juriste, et Ana Vera Vega, militante des droits humains.

Reprise d’article du Cetim: http://www.cetim.ch

Photo: Brandon Hernández Huentecol, après son hospitalisation

 

Inscripción electoral de los chilenos en Ginebra

El colectivo Nuevas Generaciones Chile – Suiza se suma al llamado conjunto a una jornada de cambio de domicilio electoral afin que los compatriotas chilenos viviendo en Suiza tengan la oportunidad de participar a las elecciones presidenciales del 2017. Por otra parte, la obtención de la nacionalidad para la 2nda y la 3ra generación mediante la inscripción de nacimientos en el consulado hace también parte de la campaña para los derechos políticos de los chilenos del exterior. Llamamos a una amplia participación de las nuevas generaciones a esta jornada consular y demandamos una reforma constitucional incluyente que les otorgue un derecho ampliado a la ciudadanía.

Ginebra, mayo del 2017, Colectivo NGChile

voto jovenes en el exterior

LLAMADO CONJUNTO A UNA JORNADA DE CAMBIO DE DOMICILIO ELECTORAL

Estimadas y estimados compatriotas,

El 19 de Noviembre 2017 se desarrollarán en Chile las próximas elecciones presidenciales. Sea cual sea el resultado, estos comicios presentan desde ya un carácter histórico: las chilenas y chilenos residentes en el exterior podrán por primera vez participar en la elección de un presidente de Chile.

Las organizaciones firmantes llaman a nuestros compatriotas residentes en Ginebra a ejercer su derecho a sufragio.

Para ejercer este derecho, es indispensable realizar la solicitud de cambio de domicilio, o de inscripción en los registros para aquellos que no nacieron en Chile, antes del 1 de Julio 2017. Estos trámites pueden realizarse en el consulado deChile en Berna y más de 500 chilenos en Suiza ya los han hecho. Sin embargo, sabemos que muchos aún no han tenido la posibilidad de transmitir su solicitud.

Para ello el Consulado se desplazará a Ginebra para que los chilenos residentes en esta ciudad y sus alrededores puedan ejecutar estos trámites a proximidad.

Este evento tendrá lugar el sábado 17 de junio en la Universidad de Ginebra (Uni Mail, sala MR070) de las 10h00 a las 14h00.

Estimadas y estimados compatriotas, la situación política de nuestro país es compleja, y no es fácil definirse políticamente desde la distancia. No obstante, el resultado de las próximas elecciones pueden ser determinantes para el futuro inmediato de Chile y para la consolidación de nuestros derechos ciudadanos.

De la misma manera, las nuevas generaciones expresan su voluntad de participación en los procesos políticos de Chile y eso implica una reforma incluyente que les otorgue un derecho ampliado a la ciudadanía.

En este contexto, nuestra participación electoral como chilenos residentes en el exterior adquirirá una importancia particular en el panorama político chileno, reforzará las instituciones y los mecanismos democráticos de nuestro país.

Les instamos entonces a aprovechar esta jornada propuesta por las organizaciones de chilenos en Ginebra en conjunto con nuestras autoridades consulares.

¡Inscríbase, vote y participe!

PS : Les recordamos que estos trámites son gratuitos y que deben presentar un documento de identidad válido.

Asociación de chilenos residentes en Ginebra
Web : http://www.elcanillita.ch / e-mail: acrg@elcanillita.ch

Comité Memoria y Justicia
e-mail: memojustginebra@yahoo.com

Comisión de Apoyo a los Pueblos Originarios de Chile
e-mail : hrantileo@hotmail.com

Nuevas Generaciones Chile
web: ngchili.wordpress.com / e-mail: generations.chili@gmail.com

¡No mas exclusión! Que puedan votar todos los Chilenos del Exterior

Al fin en el 2017, la ley permite que Chilenas y Chilenos del Exterior, nacidos en Chile o habiendo vivido al menos un año en el país, puedan ejercer su derecho al voto. Sin embargo, muchos compatriotas nacidos en el Exterior, si bien disponen de un pasaporte chileno, no son considerados como ciudadanos y no podrán participar a este proceso histórico.

El comité internacional Chile Somos Todos estima que “prácticamente el 41% de los chilenos que viven en el exterior son chilenos nacidos en el exterior. De tal forma que, cuando se llegue a votar el 2017 […] la mitad solamente de la población va a poder votar”.

La Constitución introdujo en su articulo 13, que rige la calidad de ciudadanía, una disposición que limita esta en los términos siguientes : “el ejercicio de los derechos que les confiere la ciudadanía estará sujeto a que hubieren estado avecindados en Chile por más de un año”.

Este año electoral será una ocasión de llamar la atención sobre esta discriminación de un Estado que debería incluir y no excluir. El 19 de enero próximo, un encuentro de Chilenos del Exterior esta convocado para abordar este tema al cual participamos desde la distancia con este testimonio audiovisual de nuestro Colectivo.

La ampliación del derecho de ciudadanía necesita un cambio en la Constitución que los gobiernos de turno se han negado a realizar. Por lo tanto sumamos una nueva demanda al proceso para una Asamblea constituyente, participativa y ciudadana, conscientes de la campaña a largo plazo que estos propósitos requieren.

Colectivo Nuevas Generaciones Chile (Ginebra, Suiza)

Rapport Le monde autochtone 2016 – Chili

hd-infancia-indigenaSelon l’Enquête CASEN 2013, réalisée par le Ministère du Développement Social, la population autochtone auto-identifiée par la voie de la parenté ou du patronyme autochtone représente 1.565.915 personnes. La population mapuche représente 84% de la population autochtone, suivie par les Aymara, les Diaguita, les Atacameña, et les Quechua qui, ensemble, concentrent 15% de la population autochtone du pays. Les autres peuples représentent 1% de la population. Conformément à ces données, la population auto-­identifiée comme autochtone a augmenté de 50% dans une période de 10 ans. En effet, l’enquête CASEN de 2006 indiquait un nombre de 1.060.786 personnes autochtones tandis qu’en 2013, cette quantité a augmenté de 505.129 personnes (1). La même source statistique révèle que 74% de la population autochtone réside en milieu urbain avec une population de 1.158.451 autochtones urbains. En relation avec la population autochtone résidante en secteurs ruraux, seuls les Mapuche maintiennent un haut pourcentage (23,8%). Cette population présente les plus hauts taux de pauvreté du pays.

Lire la suite Rapport Le monde autochtone 2016 – Chili

15 de octubre: Consulta Popular sobre la aprobación al derecho a voto cantonal para todos los residentes en Ginebra

dpge_banniereEl 15 de octubre, una amplia consulta popular se llevará a cabo en la Maison de Quartier de Eaux-Vives sobre el derecho a voto a nivel cantonal para todos los/las residentes de Ginebra.

Abierto a todos y todas, suizos o no suizos, esta consulta tiene como objetivo sensibilizar la población sobre la importancia de la democracia y la participación ciudadana, además de llamar su atención sobre las posibilidades de acceso al derecho a voto existentes.

Está organizada por la asociación no partidista: “Derechos políticos para los/las residentes en Ginebra” DPGE, pro activa en la ampliación de los derechos políticos a nivel comunal y cantonal de todas las personas residentes en Ginebra. De hecho, los extranjeros residentes en Ginebra durante más de 8 años en Suiza tienen derecho a voto a nivel comunal. Además, los derechos políticos no se han modificados en Ginebra desde hace más de 11 años.

Mientras que casi todos los cantones francófonos de Suiza (Neuchâtel, Vaud, Jura y Friburgo) han avanzado, Ginebra aún sigue rezagada en comparación con sus vecinos. Los cantones de Jura y Neuchâtel otorgan el derecho a voto a nivel cantonal y este último está considerando en este momento su extensión al derecho de elegibilidad (en la votación del 25 de septiembre, este progreso, que hubiera sido una novedad en Suiza, se truncó a pesar del apoyo parlamentario del conjunto de los partidos de la izquierda, del centro y de una parte de la derecha debido al monopolio de la diputación cantonal reservada solo a los nacionales (1).

En ambos cantones, así como los de Vaud y Friburgo, los y las extranjeros-as pueden votar y ser elegidos-as a nivel comunal. Por lo tanto, Ginebra es el cantón más restrictivo con el Valais, mientras se jacta de ser “La” Ciudad Internacional, además, de ser el cantón con mayor población extranjera (casi el 41%) de la Suiza francófona.

La situación es paradójica. Los y las residentes extranjeros-as pueden pronunciarse sobre los asuntos de competencia comunal, aun cuando la mayoría de los temas son indisociables de las políticas aplicadas a nivel cantonal. Por ejemplo, una persona extranjera puede votar sobre la construcción de un edificio escolar, pero no puede expresarse sobre los recursos que deben estar asignados a las escuelas. Una persona extranjera puede opinar sobre la planificación de las paradas de bus, pero, hasta ahora, no decidirá sobre el precio de los boletos de bus. Una persona extranjera puede decidir de fortalecer su policía municipal, pero no puede apoyar ni rechazar la ley cantonal sobre la policía. Finalmente, debe recordarse que las atribuciones de las comunas ginebrinas están particularmente limitadas en comparación con los otros cantones suizos. Luego, la extensión de los derechos políticos a nivel cantonal permitiría una participación ciudadana real de todos los/las residentes ginebrinos-as.

En un periodo en el cual los asuntos migratorios generan revuelo, la asociación DPGE desea traer el tema de la extensión de los derechos políticos a los-as extranjeros-as residentes al debate publico y evitar que este tema caiga en el olvido y sea dejado de lado por los partidos políticos. Por esta razón, se someterá esta pregunta a la consulta popular: ¿Es usted favorable o no, a que se otorgue el derecho a voto a nivel cantonal a todos-as los/las residentes ginebrinos-as?

Para participar: Encuentro el sábado 15 de octubre en la Maison de Quartier de Eaux-Vives, desde las 14h, Chemin de la Clairière 3, 1207 Genève

Más información: http://www.dpge.ch/ Contacto: info@dpge.ch

También existe el Voto electrónico, con un clic tienes la oportunidad de dar tu opinión en este enlazo:

www.consultationdpge.ch/

Nota:

1. El progreso de 5 puntos con relación a la votación de 2007 no fue suficiente para neutralizar el chantaje a la nacionalidad de la derecha nacionalista.