Solidarité avec le détenu politique mapuche Facundo Jones Huala

FACUNDO JONES HUALA 02

Le collectif NGChili – Groupe de travail pour le peuple Mapuche – Genève- Suisse adhère à cet appel de solidarité au lonko Facundo Jones Huala, détenu politique mapuche en Argentine, lancé par l’association Comabe – Comité Mapuche Belgique. Facundo Jones Huala a fait une grève de la faim de près de 20 jours pour obtenir l’autorisation de pratiquer une cérémonie spirituelle en prison. Sa santé s’est fragilisée suite à une petite tumeur aux reins, il a vomi du sang, selon les informations de sa maman María Isabel Huala publiée dans la presse. Aujourd’hui, suite aux pressions exercées par sa famille, les avocats et le monde associatif et mapuche, les autorités ont cédé à sa demande légitime. Une action du Comabe et de plusieurs associations belges a eu lieu le 23 juin 2018 devant le magasin Benneton pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers mapuches, l’usurpation des terres des communautés et l’injustice de l’état et de la justice chilienne et argentine face aux assassinats de jeunes mapuches militants. 

Collectif NGChili

Contact: generations.chili@gmail.com

Déclaration

Marri marri kompu che, kompu lamgien FACUNDO JONES HUALA, chef politique du Mouvement Autonome Mapuche de Peul Mapu, Argentine, et Lonko (capitaine) de la communeauté Pu Lof en résistence de Cushamen, est prisonnier politique depuis plus d’un an. Sa demande de congé penitentier –pour pouvoir participer à un rituel religieux- a été refusée par la direction pénitentière d’Esquel, province du Chubut en Argentine.

Nous dénonçons ces manoeuvres juridiques. Au Chili, un conflit identique a lieu: la demande de Celestino Cordova, Machi (chef religieux) des Mapuche, a été rejetée par la prison de Temuco. La wiñoy tripantu est un moment très important dans la spiritualité des Mapuche. Le droit à l’expérience religieuse ne peut pas être nié par la justice Argentine ou Chilienne. Nous constatons aujourd’hui que la repression des Mapuche par l’état Argentin et Chilien n’est plus que politique, militaire et économique mais à la fois religieuse et culturelle.

Cependant nous sommes convaincus que la court fédérale Général Roca viole l’article 169 de l’Organisation Internationale du Travail (ILO) sur l’extermination de la discrimination raciale et a commis une infraction par ‘rapport à la déclaration des Nations Unies concernant les droits des peuples autochtones. Aujourd’hui nous sommes témoins d’une politique raciste contre la population Mapuche. La persécution politique des dirigeants Mapuche de Ngulu Mapu (Argentinie) et Wall Mapu (Chili) doit s’arrêter.

Le Chili et l’Argentine doivent respecter et exécuter les traités internationaux qu’ils ont signés. Il est connu que les deux états mènent une politique néolibérale stricte dans la région. Ceci explique l’appui que donne l’état Argentin à la multinationale Benetton, le plus grand propriétaire étranger de terres en Argentine, qui s’est approprié de territoires du peuple Mapuche. Ça explique également l’appui du gouvernement Chilien à des entreprises forestières et centrales hydro-électriques, qui perturbent l’équilibre écologique dans les territoires des Mapuche.

Nous faisons appel aux organismes internationaux pour qu’ils endossent nos demandes justifiées!

Liberté pour Lonko Facundo Jones Huala

Liberté pour Machi Celestino Cordoba

Justice pour les militants assassinés Rafael Nahuel, Santiago Maldonado, Matias Catrileo, Macarena Valdez et beaucoup d’autres disparus.

“amulepe taiñ weichan”, à la victoire “marrichi weu”, nous vaincrons.

Vidéo de l’action du 23 juin sur youtube:

Nahel et Maldonado

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Justice pour Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca

Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca

La lettre remise le 5 juin 2018 par le Comité Mapuche Belgique (COMABE) à l’ambassadeur du Chili à Bruxelles s’agissant de la condamnation des mapuches Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca accusés pour incendie a caractère terroriste.

Lettre à l’ambassadeur de Bruxelles:

Monsieur l’Ambassadeur,

Par la présente, nous manifestons notre profonde préoccupation pour la situation judiciaire dans laquelle se trouvent les membres d’une communauté Mapuche, Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca, tous trois condamnés comme auteurs d’un délit d’incendie terroriste par le Tribunal pénal de Temuco ce 5 mai dernier.

Il nous semble que cette condamnation a été émise sans respecter les normes minimales garantissant un procès équitable pour les raisons suivantes :

a) Le 25 octobre 2017, ce même Tribunal pénal de Temuco a acquitté dans le précédent procès tous les prévenus supposés auteurs du crime du couple Luchsinger. Après un procès de quatre ans, les magistrats ont conclu que la principale et quasi unique preuve invoquée à charge des prévenus « était tellement entachée de vices de procédure » que l’on ne pouvait l’invoquer comme probante ».

b) Le 29 décembre 2017, la Cour d’Appel de Temuco a, par une décision inattendue, annulé le jugement d’acquittement obligeant ainsi la tenue d’un nouveau procès.

c) La principale preuve à charge invoquée par le Ministère public dans ce nouveau procès contre les membres de la communauté Mapuche est en fait la même que celle qui fut utilisée dans le premier procès où ils furent acquittés. Preuve réfutée alors par le magistrat car entachée de « vices de procédure » (1) et constituée par l’unique déclaration de José Peralino Huinca, une personne psychologiquement et socialement vulnérable, à qui la police avait offert de l’argent et une protection policière en échange de son témoignage accusant les autres membres de la communauté.

Après sa rétractation à la barre, Peralino a subi des harcèlements et des contraintes physiques et psychologiques de la part des policiers qui ont ensuite rapporté en tant que témoins auriculaires ses prétendues déclarations. Ces témoignages auriculaires étant la principale preuve invoquée par l’accusation. De ce témoignage, il n’existe en effet aucune trace audiovisuelle. Seul existe pour étayer cette thèse, un document écrit dont le niveau de langage est trop élaboré par rapport au niveau de langage et au niveau social du déclarant. Ce document a été rédigé par le Ministère public et deux policiers puis signé par Peralino hors de la présence de son avocat et en absence de la lecture de ses droits.

Lorsque José Peralino a eu accès à un avocat, il s’est rétracté publiquement à la barre, réfutant lors d’une audience publique ses déclarations qui inculpaient les autres membres de la communauté Mapuche. Il a dénoncé les pressions et les contraintes physiques et psychologiques subies de la part des policiers pour l’obliger à signer ce qu’il a qualifié de pur mensonge. Une vidéo est visible sur Internet dans laquelle on peut voir le juge prononcer la sentence d’acquittement en l’absence suffisante de preuves pour prononcer un verdict de délit terroriste car celles-ci sont entachées de vices de procédure (vicios de illegalidad).

Nonobstant ces faits, le jugement prononcé par un magistrat, et en l’absence d’éléments nouveaux, un nouveau procès a requalifié le même délit, de délit terroriste en modifiant ainsi le chef d’accusation, toute l’accusation restant fondée sur cette supposée déclaration de Peralino pour condamner les trois membres de la communauté Mapuche.

d) L’autre preuve à laquelle se réfère l’accusation, dans ce nouveau procès, pour demander la condamnation à perpétuité des 3 membres de la communauté mapuche, se base sur une expertise de géolocalisation de leurs téléphones.

Cette expertise aurait géolocalisé les prévenus au domicile de la Machi Francisca Linconao où, selon la même déclaration de Peralino, obtenue sous contrainte et dont il s’est rétracté, ils se seraient réunis avant l’incendie. Il faut préciser que lors de ce récent jugement du Tribunal de Temuco qui a acquitté la Machi Francisca Linconao mais condamné les autres prévenus –la géolocalisation utilisée pour situer l’endroit où se trouvaient les prévenus n’a aucune rigueur scientifique : elle a été réalisée par un policier sans aucune expertise professionnelle, avec une simple application téléchargée sur Google Play dans sa version Lite qui ne permet pas de conserver les traces de la recherche.

La seule preuve invoquée par l’accusation est le témoignage de celui qui a fait cette géolocalisation. La défense a, elle, démontré grâce à une expertise réalisée par un ingénieur électricien, diplômé d’un master de l’Université du Chili, disposant des mêmes données que la police, que la zone de l’antenne téléphonique dans laquelle se seraient trouvés les prévenus (au moment du délit) est en fait exactement la même que celle qui couvre leurs domiciles. La géolocalisation invoquée pour cette condamnation n’a donc aucun intérêt pour l’investigation, ne prouve pas leur participation à ladite réunion ni ne démontre de modification des activités quotidiennes des condamnés.

e) Toutes les preuves apportées par la défense qui accréditaient l’innocence des condamnés ont été attaquées par le Ministère public – non seulement à la barre mais également en dehors du tribunal. Par exemple, dans le cas de Luis Tralcal, la défense a produit des témoignages documentés qui attestent la présence du défendeur et de son épouse dans un motel mais, suite à cela, les femmes de chambres du motel ont été détenues, ont subi des pressions policières et le motel a été perquisitionné violemment. Les avocats ont été accusés de présenter des preuves falsifiées et ont fait l’objet de persécutions policières.

Ces faits ont motivé la sentence d’Habeas Corpus, dans laquelle la Cour Suprême ordonnait au Ministère public de s’abstenir d’affecter les droits de la défense et de respecter l’exercice légitime de la profession d’avocat. Malgré cette décision de la Cour Suprême, le nouveau jugement ne prend pas en compte les témoignages de la présence de Luis Tralcal dans le motel invoqué par la défense et condamne les prévenus de délit terroriste.

f) Cette accusation et ce jugement, sans éléments minimum à décharge et en invoquant la loi antiterroriste, s’inscrivent dans une criminalisation permanente du conflit politique, social, culturel et environnemental qui se déroule au sud du Chili entre l’État chilien et le Peuple Mapuche. Conflit qui s’enracine dans la demande de restitution territoriale qu’exige le Peuple Mapuche et dans son opposition à l’exécution de projets d’extractions minières et de déforestation dans le Walmapu.(2)

g) L’instrumentalisation des tribunaux pour poursuivre les dirigeants et les autorités ancestrales Mapuche est une politique pour laquelle le Chili a déjà fait l’objet d’une condamnation par la Cour Interaméricaine des droits humains (CIDH) en 2014 qui considérait discriminatoire l’application de la loi antiterroriste à des délits dans le cadre du conflit Mapuche (3).

Ces mêmes constats sont régulièrement dénoncés par les organismes internationaux des Droits Humains (4) qui conseillent au Chili de traiter politiquement ce conflit et de cesser d’invoquer la loi Antiterroriste à l’encontre du Peuple Mapuche, loi antiterroriste qui a été promulguée sous la dictature de Pinochet pour poursuivre l’opposition politique à ce régime dictatorial et qui est utilisée aujourd’hui pour poursuivre le peuple originaire qui lutte pour la récupération de son territoire ancestral. La loi antiterroriste est utilisée pour stigmatiser socialement le peuple Mapuche et le démobiliser tout en permettant à l’État de condamner plus durement les prévenus. Les longues périodes de prison préventives – un an et six mois dans ce cas –, l’augmentation des peines sollicitées, des investigations « secrètes » auxquelles la défense n’a pas accès, le recours à des témoins anonymes découlent de l’utilisation de la loi antiterroriste.

h) D’un autre côté, les procédés policiers en marge de l’État de Droit, sont une constante structurelle dans le sud du Chili. Actuellement, de hauts officiers de l’Unité de renseignements de la police (UIOE) sont traduits en justice pour association illicite, suite à la découverte du montage d’une messagerie de texto pour incriminer dix autres Mapuche dans l’affaire dite « Operación Huracán ». Avec l’autorisation d’un magistrat de la Cour d’appel de Temuco, leurs téléphones et ceux d’avocats défendeurs des Droits Humains avaient été mis sur écoute. Faute d’avoir trouvé des preuves d’échange de textos accusateurs, ceux-ci furent créés de toutes pièces et introduits dans leur GSM. Ces faits délictueux, perpétrés par des policiers, ont également justifié la mise en place d’une commission d’investigation de la Chambre des Députés. Or c’est cette même unité de renseignements (UIOE) qui, dans l’affaire Luchsinger Mackay, aurait découvert une arme et des pamphlets au domicile de la Machi Linconao, délits dont elle a d’ailleurs été innocentée.

i) De plus, il est important de souligner que deux des trois juges qui ont condamné Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca, ont posé leur candidature comme Juges de Garantie auprès du tribunal d’application des peines de Temuco, poste dont la nomination dépend directement de la Présidence de la République (5)tandis que le Juge Président du tribunal briguait, lui, une charge de notaire dans la ville de Concepción (6). La seule juge qui avait démontré du respect pour une procédure régulière durant le procès a renoncé d’elle-même, seulement dix jours avant le prononcé du verdict de condamnation, couverte par un certificat médical tout en dénonçant un harcèlement au travail de la part du Juge Président du tribunal (7).

Pour toutes ces raisons détaillées ci-dessus, il nous paraît extrêmement grave que la République du Chili condamne trois membres d’une communauté du peuple originaire Mapuche au travers d’un procès entaché de multiples irrégularités et entouré d’événements pour le moins étranges. La gravité des faits, le non-respect des droits élémentaires de la défense et l’extrême lourdeur des peines, nous interpellent et nous poussent à vous demander, Monsieur l’ambassadeur, de bien vouloir intervenir auprès des autorités chiliennes afin que la République du Chili prenne toutes les mesures judiciaires et administratives afin que Luis Tralcal Quidel, José Tralcal Coche et José Peralino Huinca aient la possibilité d’être jugés avec toutes les garanties procédurales et le respect total des droits de la défense, y compris le respect des droits des peuples autochtones (8) et de la Convention 169 relative aux droits des peuples indigènes et tribaux. Il s’agit d’une requête urgente puisque la lecture du prononcé du jugement aura lieu ce 11 juin 2018.

Nous vous remercions par anticipation pour l’attention que vous accorderez à notre sollicitation et vous prions d’agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de notre plus parfaite considération.
COMABE – COMITÉ MAPUCHE BELGIQUE

 

Notes:

  1. Comité des Droits Humains. Observacions finales sur le sixième rapport périodique du Chili, CCPR/C/CHL/CO/6. Link: https://goo.gl/17QfUz
  2. Rol Pleno Corte Apelaciones de Temuco Nº 9-2018 y Rol Pleno Corte Apelaciones de Temuco Nº 10-2018. Link: http://servicios.poderjudicial.cl/concursos/info_demo.php?busca_etapa=4&busca_corte=70&unidad=&busca_escalafon=&busca_cargo=juez
  3. La nomination dépend entièrement du Ministère public, il y a conflit d’intérêt dans ce cas http://www.eldesconcierto.cl/2018/05/11/juez-del-caso-luchsinger-asegura-que-su-postulacion-a-notaria-en-concepcion-fue-un-error-involuntario/
  4. http://radio.uchile.cl/2018/05/26/la-denuncia-que-podria-invalidar-el-veredicto-del-caso-luchsinger/
  5. Dont l’Article 40. Les peuples autochtones ont le droit d’avoir accès à des procédures justes et équitables pour le règlement des conflits et des différends avec les États ou d’autres parties et à une décision rapide en la matière, ainsi qu’à des voies de recours efficaces pour toute violation de leurs droits individuels et collectifs. Toute décision en la matière prendra dûment en considération les coutumes, traditions, règles et systèmes juridiques des peuples autochtones concernés et les normes internationales relatives aux droits de l’homme.
  6. Nom du territoire ancestral du Peuple Mapuche que l’État chilien a commencé à occuper à la fin du XIXe siècle.
  7. Cas Norin Catriman et autres vs. Chile. Sentence du 29 mai 2014.
  8. Tribunal de Temuco absout les onze inculpés dans le cas Luchsinger-Mackay | UFROVISIÓN, https://youtu.be/SaqA_fXAUfQ

Photos: MarichiweuNight du 16 juin

Merci à toutes et tous pour votre participation à l’organisation de cette soirée et au public pour sa présence et contribution solidaire. Millones de gracias à La Makhno et son équipe, accueil et aide technique super pro et sympathique. Et grâce au Collectif Tropical Blue Master Clash qui nous a fait danser jusqu’à 4h du mat. SeB y Ernesto G. 😎 formidables !
Elena tu nous démontres par ton expérience sur le terrain dans la communauté de Temucuicui que nous avons encore beaucoup à apprendre du peuple mapuche et que le chemin, même s’il est encore long, est possible pour une lutte commune. Bravo pour ta présentation et ta passion contagieuse.
Cette soirée est une réussite qui n’aurait pas été possible sans tous nos efforts mis en commun, chacun à apporter sa pierre et grâce à vous on pourra organiser notre projet : entre autres, inviter un dirigeant Mapuche du Chili. 😍

On vous tiendra au courant et si vous voulez participer ou poser des questions, on reste dispos. A bientôt! 

Collectif NGChili
Contact: generations.chili@gmail.com

Photos: Concert Cactus du 25 mai

Le 25 mai à Genève CACTUS a chanté un répertoire de nos chansons favorites.

MERCI ! Cuper, Daniel, Luis Emilio, Fernando, Filio pour votre générosité et passion de la musique andine! Ca été un moment de joie et les chants populaires que vous avez interprétés avec beaucoup de talent et d’énergie ont ravi nos coeurs.

Merci aussi à tous les bénévoles, sans vous pas de belle soirée et au public qui a chanté, entendre nos voix unies pour entonner « La Muralla », « La Llorona », »Papel de plata » ont revigoré notre envie de recommencer et peut-être d’organiser des futurs concerts.

GRACIAS!

Collectif NGChili

Contact: generations.chili@gmail.com

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Groupe Cactus « Cantos de America »

On vous invite à venir à une fête populaire et écouter le groupe Cactus qui interprétera les Chants d’Amérique et la musique andine le vendredi 25 mai à 20h30 à la Maison des associations, 15 rue des Savoises, 1205 Genève.

L’entrée est libre et chapeau à la sortie pour soutenir les artistes!

Notre collectif va organiser un bar associatif afin de récolter des fonds pour nos prochains projets de solidarité avec les peuples autochtones.
On espère vous voir nombreux à cette occasion pour écouter de la bonne musique latino-américaine et déguster nos délicieuses empanadas avec du vin chilien et/ou un verre de pisco sour.

Nouvelles Générations Chili

concierto_cactus

Fête du travail à Genève : Du Nord au Sud

Le traditionnel défilé du 1er mai à Genève est l’occasion de rappeler les luttes des travailleurs et des travailleuses passées et présentes en Suisse, comme les 100 ans de la grève générale de 1918 et les revendications d’égalité salariale entre homme et femme. Plus de 2000 personnes se sont mobilisées à l’appel des syndicats, des partis et de diverses organisations pour faire entendre leurs voix et revendiquer des conditions de travail dignes, le respect de leurs droits ou encore l’abolition du capitalisme et de l’ingérence impérialiste. La fête du travail est une journée de manifestations internationales, plusieurs associations locales liées aux mouvements sociaux du Sud l’ont rappelé à juste titre. Notamment, la coordination « Solidaridad América Unida » qui a tenu à participer préoccupée par la restauration conservatrice dans le continent américain et les plans de déstabilisations orchestrés depuis Washington. Réunissant plusieurs collectifs en défense de la souveraineté populaire et les droits humains, chacun a tenu à apporter sa contribution et rendre visible à Genève les méfaits de l’oligarchie néolibérale en Amérique latine.

Coup d’oeil sur l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Venezuela

Liberté aux prisonniers politiques

#Milagro Sala – En Argentine, l’ex-députée Milagro Sala est devenue la figure de la résistance des plus pauvres face au libéralisme grâce à ses actions collectives d’aménagement dans les bidonvilles : construction de maisons, centres médicaux, écoles, etc. La dirigeante indigène et sociale dérange, son organisation Tupac Amaru est criminalisée et en 2016, elle deviendra suite à son arrestation la prisonnière politique la plus connue du pays. Malgré les déclarations du Conseil des droits humains demandant sa libération, le président de droite Mauricio Macri fait la sourde oreille plus occupé à poursuivre sa politique de casse du code du travail. Alors que 31% d’argentins vivent dans la pauvreté, les réformes anti-sociales se poursuivent à un rythme effréné parallèlement à la promulgation de lois sécuritaires destinées à réprimer la protestation des travailleurs.

#LulaLivre – « Lula Libre » liberté pour l’ancien président Lula da Silva, scande les brésiliens. Poursuivi pour corruption et condamné à 12 ans de prison, les syndicalistes du Brésil et internationaux dénoncent une incarcération arbitraire et un « procès politique » pour empêcher sa prochaine élection en octobre. Après le coup d’état institutionnel dirigé contre Dilma Rousseff par l’élite financière et politique, le « coup d’état juridique » contre Lula représente une nouvelle menace pour la fragile démocratie brésilienne. Cependant, les partisans de Lula et du Parti des Travailleurs continuent de manifester dans les rues prêts à se battre pour récupérer le pouvoir qui leur a été arraché par la force et approfondir les réformes économiques en faveur des couches populaires.

#SantrichLibre – En Colombie, Jesus Santrich, ex-guérillero des FARC et l’un des négociateurs des accords de paix avec le président Manuel Santos, se retrouve dans la ligne de mire de la justice étasunienne qui demande son extradition. Détenu pour trafic de drogue peu avant la visite de Donald Trump dans le pays, il a initié une grève de la faim pour clamer son innocence et dénoncer un montage judiciaire. Cette affaire symbolise la crispation entre les opposants au processus de paix qui refusent l’intégration des ex-insurgés à la vie civile et politique et la société civile soucieuse de trouver stabilité et sécurité. En effet, sous prétexte d’éradiquer le narcotrafic et à cause de la militarisation de la région, les colombiens subissent depuis des décennies les déplacements de population, disparitions forcées, emprisonnements, tortures, exécutions extra-judiciaires ou la spoliation des ressources naturelles. C’est pourquoi les organisations sociales appellent à ce le gouvernement de Manuel Santos tienne parole et accomplisse tous les engagements pris dans les accords de paix.

Voie au socialisme

#TodosConMaduro – « Venezuela le peuple a le pouvoir pas l’oligarchie » et c’est bien cette réalité qui est insupportable aux opposants de Nicolas Maduro, actuel président et candidat aux élections présidentielles du 20 mai. Depuis l’ascension au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998 et de Nicolas Maduro en 2013, les forces antidémocratiques et putschistes sont à l’oeuvre pour détruire la révolution bolivarienne. Que se soit sur le plan national ou international les sanctions pleuvent : tentatives de coup d’état, blocus économiques, guerre médiatique, organisation du chaos économique et sociale avec des pénuries alimentaires et de médicaments, hausse des prix, « guarimbas » combats de rue faisant des morts du côté chaviste comme de l’opposition, destruction d’infrastructures, appel au boycott des institutions bolivariennes et la délégitimation de ses représentants démocratiquement élus, etc. Le Venezuela subit des attaques féroces de tous les côtés et ce n’est pas un hasard. C’est que en dépit des difficultés le peuple bolivarien ne plie pas et tient tête à l’opposition tout en approfondissant les réformes nécessaires à l’émancipation des travailleurs. Pas à pas, avec des hauts et des bas, les secteurs populaires n’oublient pas la voie au socialisme tracée par Hugo Chavez, un chemin long et semé d’embûches dont la finalité pourrait être s’affranchir de la prédation du capital.

Toutes ces mobilisations ont de commun d’interroger le modèle capitaliste et de revendiquer les victoires des mouvements ouvriers et populaires pour construire des alternatives capables d’organiser les travailleurs et les travailleuses, les seuls à pouvoir créer les conditions de leur propre libération et préserver la paix. C’est pourquoi échanger les expériences de réappropriation d’espaces démocratiques et d’autonomie entre les peuples du Nord et du Sud est indispensable, tout comme renforcer les liens de solidarité internationale.

ct/4.5.2018

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1er Mai: « Solidaridad America Unida » à Genève

Le collectif Nouvelles Générations Chili se joint pour le cortège de la fête des travailleurs et travailleuses au bloc « Solidaridad America Unidad ». Viens défiler avec nous et les autres associations latino-américaines en défense de la souveraineté populaire, la paix et contre l’impunité. A cette occasion, on distribuera le tract ci-dessous. 

RDV le 1er mai 2018 à 13h30, Bd. James Fazy (à 3 min. de la gare Cornavin) 

NO+ IMPUNIDAD

marchaafdd

Le gouvernement étasunien avec à sa tête l’administration de Donal Trump et le Pentagone, sont en train de mener une offensive diplomatique, médiatique, économique, politique et guerrière acharnée contre les peuples. La stratégie de domination et l’ingérence belliciste des États-Unis et de l’OTAN sont une menace pour la paix et la stabilité mondiale. 


En Amérique latine, les dictatures du 20e siècle et les plans d’extermination de l’opposition comme le Plan Condor ont condamné des centaines de milliers de personnes à la terreur : prison, torture, disparition forcée, assassinat ou l’exil. Au Chili, suite à la loi d’amnistie instaurée pendant la transition à la démocratie, les familles des détenus disparus et la société civile se sont organisées pour dénoncer les responsables des crimes contre l’humanité et réclamer vérité, justice et réparation. Cependant, les tribunaux peinent à poursuivre et condamner les tortionnaires ainsi que les auteurs civils et militaires de haut rang, la majorité d’entre-deux circulent librement quand ils n’occupent pas des postes clés dans la collectivité. 

mapuches_ninosPar ailleurs, le président nouvellement élu Sébastien Piñera a annoncé le renforcement de la loi antiterroriste alors qu’il se trouvait à Temuco, en Araucanie, propos graves et inquiétants pour les communautés mapuches de la région. En effet, les mapuches dénoncent que face à leurs justes revendications de récupération de leur culture et de leurs terres, l’état chilien répond systématiquement par la répression, la discrimination, la criminalisation et la militarisation. Depuis 2001, 16 personnes du peuple mapuche ont été tuées par des civils ou la police, outre les dizaines de blessés par balles, femmes et enfants inclus, tirées par les forces de l’ordre pendant les perquisitions brutales dans leurs territoires. Sans oublier les nombreuses arrestations et procédures judiciaires pour supposément “acte terroriste”, qui d’ailleurs ont été récemment mises à mal suite au scandale “Opération Ouragan” un montage de fausses preuves impliquant la police et les services d’intelligence. Les révélations et l’enquête du ministère public ont conduit à ce que les 8 dirigeants mapuches accusés pour terrorisme dans cette affaire soient relâchés et déclarés innocents.  

Aujourd’hui, l’impunité et la violence règnent toujours au Chili alors que la déclaration des droits de l’homme fête ses 70 ans, nous considérons qu’il est temps que les droits humains y compris les droits économiques, sociaux, culturels et écologiques soient appliqués. Seuls l’extension d’espaces démocratiques et l’unité des luttes pourront garantir plus de droits aux divers secteurs de la société qui revendiquent les valeurs de la dignité humaine, plus de justice sociale, le respect de la vie et de la nature. 

Le collectif Nouvelles générations Chili développe deux thèmes :

La mémoire et l’impunité

Les droits du peuple mapuche

Si tu as des questions ou es intéressé à connaître les groupes de travail, n’hésite pas à nous contacter par E- Mail : generations.chili@gmail.com

Facebook : generations.chili Web : ngchili.wordpress.com

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