Droits du peuple Mapuche au Chili bafoués de NGChili (fr-es)

Mapuche casa_pintada_small.jpgCOMMUNIQUE DE PRESSE

Nouvelles Générations Chili – GENEVE

Droits du peuple Mapuche au Chili bafoués

Mardi 28 aout était émis le rapport préliminaire annuel de la rapporteuse spéciale sur les droits des peuples autochtones. Celui-ci sera présenté mercredi 19 septembre 2018 au sein de la 39ème session du Conseil des Droits Humains aux Nations Unies, Palais des Nations, 1211 Genève. L’auteure, Victoria Tauli-Corpuz, traite la thématique de la criminalisation des peuples autochtones et particulièrement du peuple Mapuche vivant au sud du Chili et de l’Argentine.

Ce rapport annuel met en avant, au paragraphe 46, la répression de l’Etat chilien envers le peuple Mapuche par le biais d’une campagne de criminalisation, à travers l’application de la Loi Antiterroriste 18.314, loi qui rappelons sanctionne les actes terroristes ainsi que la collaboration avec ce type d’activités. Plus particulièrement, cette loi au Chili permet une incarcération préventive jusqu’à deux ans, l’utilisation de témoins à visage caché et la restriction aux mesures de protection. D’ailleurs, plusieurs organismes internationaux et régionaux ont demandé à plusieurs reprises à l’état chilien de ne plus appliquer la Loi Antiterroriste contre les membres des communautés revendiquant leurs terres.

Le peuple Mapuche préserve et développe son mode de vie dans la région de l’Araucanie, territoire qui intéresse principalement les entreprises multinationales forestières et hydroélectriques à des fins économiques. La criminalisation des autochtones légitimise non seulement leur expulsion des terres et une appropriation de ces dernières par les multinationales, mais également l’image du Mapuche « terroriste » au sein de la société chilienne.

Lors de son dernier mandat, Mme Michelle Bachelet, ancienne Présidente du Chili, avait promis de ne jamais appliquer la Loi Antiterroriste au peuple Mapuche. Cet engagement n’a pas été tenu. Les faits le démontrent. Un exemple en est l’ « Operación Huracán » . En septembre 2017, huit dirigeants mapuches ont été arrêtés suite à des preuves falsifiées par la police et les services d’intelligence. C’est en février 2018 que le procureur Luis Arroyo a découvert le coup monté des « Carabineros » prouvant un flagrant abus de pouvoir qui visait, une nouvelle fois, à criminaliser le peuple mapuche.

Aujourd’hui, lors du mandat de Sebastián Piñera, président actuel du Chili, l’application de la Loi Antiterroriste perdure et la criminalisation du peuple Mapuche également. En effet, le « Comando Jungla », issue d’une partie des forces armées chiliennes, crée par son gouvernement (nom utilisé pour les « terreurs du narcotrafic colombien ») a reçu un entrainement spécial incluant des techniques de persécution terrestre en Colombie et aux Etats Unis, afin d’utiliser ces techniques paramilitaires de combats contre le peuple Mapuche en Araucanie, territoire de plus en plus militarisé.

Nous alertons aujourd’hui la presse, les médias et toutes les institutions sur cette situation inquiétante à laquelle le peuple Mapuche est soumis sans réel soutien.

30 août 2018

CONTACT 

Nouvelles Générations Chili

Esteban Muñoz +41 (0)76 214 87 07

Elena Rusca +41 (0)79 895 48 83

Rue des Savoises 15, Genève, GE 1205, Suisse

E-Mail: generations.chili@gmail.com

ANNEXES

  1. Report of the Special Rapporteur on the rights of indigenous _ 2018
  2. Secours Rouge – Chili : Huit dirigeants mapuches arrêtés et suspectés pour des attaques incendiaires
  3. RFI – Incendies: la police chilienne aurait falsifié des preuves contre les Mapuches
  4. Mandatos del Grupo de Trabajo sobre la Detención Arbitraria; de la Relatora Especial sobre los derechos de los pueblos indígenas; y de la Relatora Especial sobre la promoción y la protección de los derechos humanos y las libertades fundamentales en la lucha contra el terrorismo_2017

 

Derechos del pueblo Mapuche en Chile ultrajados

Comunicado de Nouvelles Générations Chili – GINEBRA

El martes 28 de agosto se emitió el informe preliminar anual de la relatora especial sobre los derechos de los pueblos autóctonos. Este mismo se presentará el miércoles 19 de septiembre 2018 en el 39 Consejo de los Derechos Humanos en Naciones Unidas, Palais des Nations, 1211 Ginebra. La autora, Victoria Tauli-Corpuz, trata la temática de la criminalización de los pueblos autóctonos y en particular del pueblo Mapuche que vive al sur de Chile y Argentina.
Este informe nos muestra, al párrafo 46, la represión del Estado chileno contra del pueblo Mapuche a través de una campaña de criminalización, con la aplicación de la Ley Antiterrorista 18.314, ley que recordamos sanciona los actos terroristas y la colaboración con este tipo de actividad. Más, esta ley en Chile permite una encarcelación preventiva de hasta dos años, la utilización de testigos a cara cubierta y la restricción de medidas de protección. Además, varios organismos internacionales y regionales demandaron varias veces al Estado chileno la no aplicación de la Ley Antiterrorista contra los miembros de las comunidades que revindican sus tierras.
El pueblo Mapuche preserva y desarrolla su modo de vida en la región de la Araucanía, territorio que interesa principalmente las multinacionales forestales e hidroeléctricas con fines económicos. La criminalización de los autóctonos legitima no solamente su expulsion del territorio y una apropiación de este por las multinacionales, pero además genera la imagen del Mapuche « terrorista » dentro de la sociedad chilena.
En su último mandato, Michelle Bachelet, precedente presidenta de Chile, prometió no aplicar la Ley Antiterrorista al pueblo Mapuche. Esta premisa no fue mantenida. Los hechos lo muestran. Un ejemplo es la « Operación Huracán ». En septiembre de 2017, ocho dirigentes mapuches fueron encarcelados con pruebas falsificadas por la policía y el servicio de inteligencia. En febrero de 2018 el fiscal Luis Arroyo descubre el montaje de Carabineros demostrando el flagrante abuso de poder que continúa, una vez más, criminalizando al pueblo Mapuche.
Hoy día, en el mandato de Sebastián Piñera, actual presidente de Chile, la aplicación de la Ley Antiterrorista sigue y la criminalización del pueblo Mapuche igualmente. En este sentido, el « Comando Jungla » (nombre utilizado para los « terrores del narcotráfico colombiano »), creado a través de una parte de las fuerzas armadas chilenas por decisión del gobierno ha recibido un entrenamiento especial incluyendo técnicas de persecución terrestre en Colombia y Estados Unidos, a fin de utilizar estas técnicas paramilitares de combate contra el pueblo Mapuche en la Araucanía, territorio cada vez más militarizado.

Alertamos hoy día a la prensa, los medios y todas las instituciones sobre esta situación inquietante a la que el pueblo Mapuche está sometido sin real ayuda.

30 agosto de 2018

CONTACTO:
Nouvelles Générations Chili
Elena Rusca +41 (0)79 895 48 83
Esteban Muñoz +41 (0)76 214 87 07
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